Conférence-débat sur l’orientation scolaire

Conférence-débat sur l’orientation scolaire

Conférence-débat sur l’orientation scolaire

Valérie Wasson, Delphine de Guillebon et Agnès Benelli-Soares

Valérie Wasson, Delphine de Guillebon et Agnès Benelli-Soares

du cabinet d’orientation scolaire Eurêka Study

L’orientation scolaire est une démarche qui s’apprend. Savoir s’orienter intervient à plusieurs reprises dans une vie professionnelle. Cette compétence à s’orienter est une compétence clé pour l’avenir.

 

O = MC5
« L’Orientation, c’est Moi, qui doit me Connaître, avoir Confiance en moi, Chercher, Choisir et Construire. »

Me Connaître

Des tests psychométriques permettent d’identifier les appétences des jeunes, ainsi que leurs capacités. Mais les parents ont un rôle essentiel pour aider le jeune à se connaitre, en lui renvoyant, en réfléchissant l’image de ce qu’il est.
Tous les supports permettant de parler de ses centres d’intérêts sont à utiliser, afin de les identifier, de le questionner sur ces sujets, de dialoguer avec lui sans jugement, de l’aider à argumenter et à prendre position. Les parents synthétisent les informations, les reformulent pour en extraire et valoriser une qualité, un talent. En tant que parents, nous pouvons aider le jeune à se connaitre, en jouant le rôle de miroir, pour identifier ses talents, ses qualités, ses traits de personnalité :

Ses centres d’intérêts, ses rejets ? Pourquoi ? Comment ?

Par rapport à sa consommation numérique
A quels jeux vidéo joue-t-il ?
Que faut-il faire dans ce jeu ?
Quel rôle joue-t-il dans l’équipe ?
Quels types de vidéo regarde-t-il sur You tube ?
Ses amis : quels traits de caractère plaisent, attirent, quelles implications en découlent ?
Ses héros : quelles valeurs sont à discerner ? Il s’agit de parler de ses héros pour parler de ses valeursIdentifier ses goûts, sa capacité à rebondir, sa résilience…
Importance de la confiance des parents : ne pas chercher la performance à tout prix, laisser au jeune la possibilité de faire ses expériences
Accepter l’incertitude fait partie de l’étape de recherche

Nous pouvons aussi parler de notre métier, de celui des autres :
Etre enthousiaste
Etre concret

Nous pouvons aussi interagir sur l’actualité pour identifier ses centres d’intérêts.

Confiance

Avoir confiance en soi, se construire dans la confiance, avoir la capacité d’avancer et de rebondir est d’une importance capitale. Pour aider le jeune à grandir, à s’autonomiser, il faut les aider à faire leur propre expérience et valoriser leur capacité de changement si ce choix s’avère infructueux.

Chercher

Qui ? Qui est-ce que je veux devenir ?
Chercher nécessite d’accepter de ne pas savoir tout ni tout de suite, accepter l’incertitude et surtout comprendre qu’il est permis de changer d’avis et d’ouvrir le champ des possibles. Beaucoup de passerelles entre filières amènent de la transversalité et une circulation plus fluide dans les formations.
Aider à découvrir les centres d’intérêts des métiers : les parents sont une source d’informations sur leur métier, leur parcours, leur secteur d’activité, l’entreprise, leurs collègues.
Utiliser l’actualité, rendre les jeunes curieux, les faire interagir avec tous les sujets d’actualité permet de discerner les aspects qui les intéressent dans tel ou tel fait : aspect politique, économique, écologique, humain, scientifique, philosophique, … ?

Utiliser les sources d’informations pour découvrir des filières, comprendre comment arriver jusqu’à ces métiers, se repérer dans cette jungle :
Forums, témoignages, salons, conférences (mais un salon est une jungle, donc il faut préparer sa visite !)
Se rendre aux Journées Portes Ouvertes des établissements
Publications de l’Onisep http://librairie.onisep.fr/
Choisir intelligemment son stage d’observation
Se documenter sur les start-up et leurs modes de fonctionnement
Utiliser certains sites : Association Jeunesse Entreprise http://jeunesse-entreprises.fr/ , Entreprendre Pour Apprendre http://www.entreprendre-pour-apprendre.fr/
Visionner des vidéos sur les métiers : « Welcome to the Jungle » https://www.welcometothejungle.co/ , web série « Mon métier en vrai » du site Echos START https://start.lesechos.fr/index.php Digischool https://www.digischool.fr/ , Campus Channel  propose des live en direct pour découvrir les métiers et les écoles. https://www.youtube.com/user/CAMPUSCHANNEL1
Des sites mettent en relation des étudiants et des professionnels : Jobirl, le 1er réseau social professionnel pour l’orientation des 14-25 ans https://www.jobirl.com/ , linkedin.com https://www.linkedin.com/ et notamment la page La Source Ecole Nouvelle
Utiliser des sites d’intelligence artificielle de l’orientation : https://impala.in/ ,
Le rire jaune, comme d’autres Youtubers, présentent leur filière

Choisir

Choisir peut être très anxiogène, par peur de se tromper car choisir c’est renoncer, par peur de ne pas réussir sa vie, par peur de ne pas être soutenu.
Il est nécessaire de rassurer le jeune, un choix n’est jamais définitif, il y a peu de risques à tester certaines filières et il ne faut surtout pas d’autocensure !

Certains jeunes sont des papillons, ils changent d’idée en permanence.

D’autres sont des fourmis, hyper informées, mais incapables de choisir.

Les caméléons, en maturation quant à la connaissance de soi, se laissent facilement embarquer…

il faut les aider à resserrer progressivement leurs choix
Ils ont le droit à l’erreur

Construire

C’est une étape de confrontation à la réalité.  La réalité rejoint alors la démarche. Se mettre en mouvement permet de se confronter avec ses envies. Les JPO sont très utiles en 1ère, pour découvrir les filières, les écoles…
Il s’agit de générer de l’enthousiasme et de susciter la curiosité

Pour en savoir plus, www.eureka-study.com

 

Public : parents + collégiens et lycéens concernés

Date : 6 décembre 2017

Membre référent : Aurore de Fleurieu

Conférence-Débat « Ces Ecoles pas comme les Autres »

Conférence-Débat « Ces Ecoles pas comme les Autres »

Conférence-Débat Ces Ecoles pas comme les Autres

Peter Gumbel

Peter Gumbel

journaliste anglophone, enseignant à Sciences Po

auteur des livres ”On achève bien les écoliers” et ”Ces écoles pas comme les autres”

La conférence sur le thème des Ecoles pas comme les Autres présentée par Peter Gumbel a été un grand succès, avec plus de 140 participants– parents de la Source, parents extérieurs et enseignants- qui ont assisté à cette conférence passionnante. La Source fait indéniablement partie de ces écoles pas comme les autres, mais que se passe-t-il dans d’autres écoles alternatives? Que font-elles de différent par rapport aux écoles classiques ou par rapport à la Source ?

A l’occasion des 70 ans de la Source, l’objectif de cette conférence était de dresser un panorama des méthodes pédagogiques et des motivations des enseignants et des parents dans ces « écoles pas comme les autres ». Un focus particulier a été mis sur l’auto-évaluation mise en place dans ces écoles et le rôle central des parents en tant qu’acteurs de la communauté éducative. Le débat qui a suivi la conférence a été passionnant et riche en questionnements.

La conclusion est que s’il n’y a pas de recette toute faite pour qu’une école fonctionne bien, pour qu’elle soit innovante, avec des élèves, des enseignants et des parents épanouis, certains ingrédients sont cependant nécessaires : la confiance placée dans l’élève et la prise en compte de son individualité dans la collectivité, un engagement fort et partagé entre enseignants, parents et élèves avec une véritable communauté éducative vécue comme telle par tous les acteurs, la cohésion de l’équipe éducative, une bonne gouvernance, la volonté et la capacité à innover et une auto-évaluation régulière de l’école. 

Public : Parents et enseignants (de la Source et extérieurs)

Date : 14 mars 2017

Membres référenst : Caroline Nairac, Julie Lebègue, Aurore de Fleurieu et Sylvie Challier

Alcool et drogues : parlons-en avec nos enfants !

Alcool et drogues : parlons-en avec nos enfants !

Conférence débat avec Emmanuel Bernard

Emmanuel Bernard

Emmanuel Bernard

père d'une élève à La Source

médecin addictologue

C’est parce que les consommations de tabac, d’alcool et de drogue évoluent chez les jeunes et n’ont plus rien à voir avec celles d’il y a 20 ans qu’il est nécessaire de faire le point, régulièrement, par des conférences comme celle-ci.

Nous étions une cinquantaine de parents à être venus écouter Emmanuel Bernard, médecin addictologue et père d’une élève à La Source nous parler de la consommation d’alcool et de cannabis chez les jeunes. Après une présentation des principaux faits (évolution des pratiques, conséquences), des échanges riches entre la salle et l’intervenant ont pris place, témoignant de l’intérêt de ce sujet pour les parents. Par son attitude et ses propos, le docteur Bernard a mis en évidence la nécessité d’objectiver les consommations et leurs risques, tout en conservant une présence et un dialogue responsables et bienveillants avec nos jeunes.

  • 25% des jeunes consomment régulièrement (plus de 10 fois par mois),
  • 1 enfant sur 10 a expérimenté le cannabis.
  • Ces chiffres ont doublés en 20 ans

1. Les faits de consommation

Le cannabis
Les enquêtes montrent qu’en 6è, 1 enfant sur 10 a expérimenté le cannabis. En 3è, il y en a 1 sur 4, et certains consomment régulièrement. A 17 ans, 50% à 70% ont expérimenté, et 25% consomment régulièrement (plus de 10 fois par mois), les garçons plus que les filles. Cette situation ne porte pas forcément sur les zones défavorisées : la cartographie des consommations en région parisienne montre que le sud-ouest parisien est la zone la plus consommatrice.
En 20 ans, ces chiffres ont tous doublé.
La consommation se fait en soirée mais peut aussi être solitaire.
La moitié des lycéens juge le cannabis accessible (il leur serait possible voire facile de s’en procurer). Le rôle de l’entourage semble déterminant.
De nos jours, la teneur en THC (substance psychoactive) du cannabis est 6 ou 7 fois plus forte qu’il y a 30 ans. Ses effets toxiques ont été multipliés d’autant. Peut-on encore parler de drogue douce ?

L’alcool
Dès la 2de, plus de 9 élèves sur 10 ont déjà goûté à l’alcool, 1 lycéen sur 5 dit consommer régulièrement de l’alcool, 4 sur 5 en avoir consommé dans le mois précédant l’enquête.
Ce qui se joue au lycée, ce n’est donc pas la découverte de l’alcool mais l’ancrage des usages et notamment l’initiation à la consommation excessive. La moitié dit avoir connu ce qu’on appelle une alcoolisation ponctuelle importante (API), soit au moins 5 verres d’alcool lors d’une même occasion dans le mois précédant l’enquête. C’est le cas de 18% des collégiens.
Dans leur régularité, ces pratiques concernent 2 fois plus les garçons que les filles (respectivement 29% et 14%). Et elles vont en augmentant de la 2de à la Terminale (ce qui laisse penser que la période de « découverte » n’est pas finie et que les élèves n’ont pas conscience des risques d’impact possible sur leurs performances scolaires).
Ce que les jeunes consomment majoritairement, ce sont les spiritueux et la bière, qu’ils achètent en magasin ou trouvent dans les soirées auxquelles ils se rendent.

2. Les risques

Jusqu’à 17 – 18 ans, les cellules ne sont pas matures, les effets et les risques sont donc accrus, que ce soit pour l’alcool, le tabac ou le cannabis. En particulier, le risque de développer une dépendance est plus élevé (altération du circuit neuronal de la récompense).

Le cannabis
Il se présente sous 3 formes : herbe, huile, résine. L’herbe (5 à 22% de THC) est fumée, infusée, ou ingérée, sous forme de « space cake » par exemple. Dans ce dernier cas, les effets mettent 1 à 3h pour se déclarer et il y a un risque de « bad trip » si on en prend trop, dans l’espoir que cela vienne plus vite.
En France, ce qu’on consomme le plus est la résine (8 à 12% de THC). Les effets varient beaucoup, car elle est coupée, avec des produits multiples (cirage, pneu, produits ménagers etc. d’où l’appellation « shit »).
La prise par pipes à eau, appelées aussi narguilé ou chicha, prisée par les jeunes, ne diminue en rien la nocivité des produits de combustion, ni l’effet des substances psychoactives.
Les effets indésirables peuvent être classés du plus léger au plus lourd :
Ce sont des troubles de la vigilance (école, conduite auto, vélo, scooter), une augmentation du temps de réaction, la levée des inhibitions et les passages à l’acte (prises de risques, violences, sexualité), les troubles digestifs (nausées, diarrhées).

A un second niveau, on trouve les bouffées délirantes, crises hallucinatoires isolées, qui peuvent être un mode d’entrée dans une psychose (dans laquelle le jeune aurait pu entrer plus tard). 1/3 des bouffées délirantes débouche sur de la schizophrénie (mais cette maladie se soigne aujourd’hui avec des neuroleptiques).
Le bad trip est un accès de panique, caractérisé par une perte de contrôle émotionnel, et une angoisse majeure. Il peut être accompagné de tremblements, sensation d’étouffement, impression de confusion, et de picotements cutanés qui peuvent durer plusieurs jours. Il y a toujours la crainte que le bad trip recommence mais il peut subvenir après une prise unique.

Souvent, la consommation masque un mal-être, voire une dépression profonde du jeune.
Il n’y a que 10% des consommateurs réguliers qui sont dépendants, il ne faut pas les lâcher. Les autres, c’est moins grave, il faut calmer ses angoisses. Généralement, après une période de consommation occasionnelle ou régulière de plusieurs années, la majorité des adultes diminue la consommation. L’engagement dans la vie de couple, l’établissement dans l’activité professionnelle, l’arrivée d’un enfant, le bien-être social sont des éléments déclencheurs. Dans une immense majorité de cas, les consommateurs de cannabis ne testent pas autre chose. Mais certains adultes persistent et entretiennent la dépendance. En consultation, le plus jeune a 16 ans, la personne la plus âgée doit avoir 60 ans.

Au-delà des effets à court terme et des risques de dépendance, les risques pour la santé existent à moyen et long terme. A cet égard, il importe de combattre l’idée reçue selon laquelle le cannabis serait moins dangereux que la cigarette: le pétard entraîne 7 fois plus de cancers que la cigarette. Et le cannabis développe la dépendance au tabac (et vice versa). Outre les risques précités en matière de cancer et de troubles psychiatriques, le cannabis peut entraîner des troubles des capacités intellectuelles (réversibles).
Certains jeunes arrivent à fumer régulièrement et à suivre les cours. Mais, avec une consommation régulière et chronique, ils peuvent avoir des difficultés de concentration, de mémoire, des difficultés scolaires et d’apprentissage, un bouleversement du rythme du sommeil avec somnolence.
Le jeune accro devient préoccupé par l’obtention et la consommation du produit, des questions d’argent. Il perd sa motivation et son intérêt pour ses activités habituelles et s’isole. Il prend des risques, pour lui et son entourage (trafic). Il développe un risque de psychose.

Les risques liés à l’alcool
Pour l’alcool, ce qui fait effet c’est la concentration dans le sang. Chez l’homme, le volume de dilution est plus important que chez la femme. Une femme qui consomme 2 verres aura une alcoolémie plus élevée que l’homme du même poids. La différence n’est pas directement liée à la corpulence, plutôt au métabolisme. Goûter un verre de vin à partir de 15- 16 ans peut être discuté, parlons-en avec les jeunes.
En matière d’alcool, la pratique des jeunes est celle du « binge drinking ». C’est dangereux, il y a un risque de coma éthylique, et un risque de mortalité non négligeables. Dans ce cas, il faut mettre la personne en position latérale de sécurité, et ne pas hésiter à appeler des secours : parents, pompiers.
La mortalité directe liée à l’alcool est de 45 000 / an, au tabac : 75 000 morts par an.
Il ne faut pas se dire que la bière est moins dangereuse. C’est malheureusement banal. En réalité, la seule différence est que le pic d’alcoolémie est moins rapide.

3 . La détection de la consommation de cannabis

On remarque un jeune consommateur à ses yeux rouges, ses pupilles dilatées, au ralentissement de son rythme ou l’augmentation de son appétit par exemple. Mais il existe aussi des tests : salivaire, dans les 6h après la consommation, urinaire, plusieurs semaines après la consommation et des tests sur les cheveux (plusieurs mois après la consommation).
Le questionnaire CAST (joint) permet de mesurer le niveau de consommation et de dépendance.
Comment on détecte une dépendance ? Il faut que la substance consommée le soit depuis plus d’un an (en dessous, il est exceptionnel qu’il y ait une dépendance). La notion de souffrance apparaît. On observe qu’une personne augmente les doses de la substance prise pour obtenir les mêmes effets (c’est le phénomène de tolérance). Au sevrage, l’arrêt de la substance met dans un état très désagréable : on est en manque, on a des tremblements, sueur, angoisse, irritabilité. La personne constate qu’elle consomme plus souvent, plus longtemps, plus qu’elle ne le pensait. Elle souhaite contrôler sa consommation, elle souhaite arrêter, mais n’y parvient pas. On peut mesurer le temps passé et l’argent consacré à se procurer la substance. On constate l’abandon des activités habituelles.

4. Les causes

Dans les causes, il y a certes l’usage récréatif et l’effet-groupe (boire excessivement ou fumer un pétard est le moyen d’exister dans le groupe), mais chez le consommateur régulier, il y a un mal-être à l’origine, une faille dans le parcours personnel : le jeune cherche un soulagement. Si les traumatismes sautent aux yeux – décès, violences, abandons -, ce n’est pas le cas des carences, qui ne font pas de bruit, sont permanentes et touchent tous les milieux. Elles ont un gros effet sur le long terme.
La toxicomanie a la même racine que les troubles alimentaires, anorexie, boulimie.
Ce qui fait l’addiction, c’est une combinaison individu / substance / environnement.
4. Le rôle et l’attitude des parents
Ceux qui viennent en consultation, même adultes, reprochent généralement à leurs parents d’avoir su et de n’avoir rien dit, rien fait.
A l’âge de nos enfants, le rôle d’un parent est d’être présent, de maintenir la confiance et le dialogue, voire de se confronter, négocier et malgré tout, de poser des limites. Chercher à comprendre et aider, sans porter de jugement. Il ne faut jamais laisser tomber, faire parler nos ados, même si on se sent dans l’incapacité à changer quelque chose. Le vrai enjeu est celui d’un jeune qui a besoin de la confrontation pour grandir.
Avoir un discours catastrophiste n’est pas un moyen de convaincre les jeunes, c’est précisément risquer d’ancrer la résistance au changement. Eux ne se voient pas devenir dépendants, la prise de conscience est tardive et rétrospective. Il vaut mieux ouvrir le débat sans chercher à convaincre.
On peut parler aussi de l’effet-groupe chez les jeunes.

 

5. Prévenir et guérir

L’Agence régionale de santé finançait encore ces dernières années des actions de prévention en direction des jeunes. Emmanuel Bernard en a mené quelques-unes en collège. Il a pu constater qu’en 5è, les jeunes parlent plus facilement de ce qu’ils savent. En 3è, pour les faire parler, il travaille avec des extraits de films réels, à partir desquels les jeunes peuvent imaginer ce qui s’est passé avant et ce qui se passe après.
En consultation, c’est généralement un parent inquiet qui arrive. Le médecin reçoit le parent et le jeune et restitue bien l’idée que c’est le parent qui est demandeur. Il demande 3 consultations avec le jeune pour voir ce dont celui-ci a envie. Le vrai enjeu est la question de l’adolescent qui a envie de grandir et a besoin de créer une confrontation pour exister. Ces 3 consultations servent à exprimer ce que le jeune ressent, ce dont il a envie, ce qu’il veut dire à ses parents.
Il est indispensable de questionner ce que la consommation de substances vient soulager, par une démarche psychothérapeutique. Il faut traiter aussi le problème de l’ambivalence du désir de cesser la consommation, s’intéresser aux contradictions, accepter que ça prenne du temps avant que la personne ait envie de s’en sortir. La désintoxication peut être rapide et ne nécessite pas forcément une hospitalisation : elle peut se faire en 2 – 3 semaines, avec quelques médicaments (anxiolytiques notamment).

6. La dépénalisation

Elle doit être abordée à 2 niveaux :
– La loi : la dépénalisation a du sens car elle permettrait de mettre à mal les réseaux de trafiquants, de lutter contre l’économie souterraine et la violence qu’elle génère.
– A l’échelle individuelle, en revanche, la dépénalisation revient à faire croire que ce n’est pas dangereux. Revenir à une drogue douce est une utopie. Dans les pays où la drogue est légale, elle est aussi fortement dosée qu’en France.

 

Public : parents

Date : 14 janvier 2014

Membre référent : Louis de Traverse

Fondation Tara Expéditions vient à La Source

Fondation Tara Expéditions vient à La Source

projection du film « l’alliance perdue » sur le projet TARA suivi d’un débat autour du thème.

Nous étions une quarantaine de parents à être venus voir la projection du film sur le projet Tara. Initiative française à but non lucratif, la Fondation Tara Expéditions agit depuis 2003 en faveur de l’environnement et de la recherche grâce à un bateau mythique: Tara, taillé pour les conditions extrêmes. Elle organise des expéditions pour étudier et comprendre l’impact des changements climatiques et de la crise écologique sur nos océans. Ces expéditions scientifiques sont menées en collaboration avec des laboratoires et institutions scientifiques prestigieuses. La Fondation Tara Expéditions agit aussi concrètement pour renforcer la conscience environnementale du grand public et des jeunes, notamment à travers le dispositif Tara Junior. Enfin, la Fondation Tara Expéditions développe un plaidoyer afin de mobiliser la société et inciter les décideurs à avancer concrètement vers les solutions dont nous tous avons besoin pour la planète. Plus d’infos sur http://oceans.taraexpeditions.org/m/qui-est-tara/

 

Public : parents

Date : 17 mai 2017

Membre référent : Aurore

Vous avez partcipé à cet événement ?

N'hésitez pas à laisser votre témoignage.

Aider nos enfants à grandir – Apport des neurosciences cognitives

Aider nos enfants à grandir – Apport des neurosciences cognitives

AIDER NOS ENFANTS À GRANDIR – APPORT DES NEUROSCIENCES AFFECTIVES

Catherine Gueguen

Catherine Gueguen

médecin et auteur du livre "Pour une enfance heureuse"

Cette conférence visait à décrypter les découvertes des neurosciences et notre rôle en tant que parent ou éducateur pour aider l’enfant ou l’adolescent à développer son intelligence émotionnelle.

Public : parents

Date : 3 février 2015

Membre référent : Louis de Traverse

X